The guts, ce sont les tripes. De là, deux
expressions à retenir : to have the guts avoir
le courage ainsi que to hate somebody's guts
haïr quelqu'un. Pour la première, on ira lire comment
Mother défie son petit chérubin de Norman dans Psychose : le
script est disponible à l'article Shut up !
(Or do I have to tell her 'cause you don't have the guts, boy?
) A noter l'américanisme don't have, là où l'anglais
dira haven't.
Quant à l'expression de la haine, elle est bien présente dans
les retrouvailles ambiguës entre Frank Mackey et son père
mourant, Earl Partridge dans Magnolia
: Frank rappelle agressivement à son père toutes les insultes
que ce dernier lui assenait dans sa jeunesse. Et de conclure par I
just hate your fucking guts ! Cela dit, les sentiments
sont teintés naturellement de contradictions puisqu'il le supplie
de ne pas mourir.
Pour oeuvrer à notre vulgarité
personnelle et portative, citons American
Beauty et la réaction des Fitts, voisins des
Burnham après la visite du charmant couple homosexuel, convivial
à souhait, brandissant un panier garni de fruits de leur jardin
et s'exclamant auprès des Fitts, nouvellement emménagés,
"Welcome in the Neighborhood !" Le père, ancien Marine's,
se désole que les homosexuels éprouvent le besoin de s'afficher
et le fils, pour plaire au père, d'en rajouter une couche en lâchant
avec détachement :
Those fags make me
want to puke my fucking guts out. [to puke
gerber]
Mais un film d'horreur qui se respecte comme Scream se
doit d'utiliser le verbe to gut :
Sydney : How do you - gut someone?
Stu : You take a knife and split 'em from
groin (aine) to sternum.