Michael Collins


Titre français : Michael Collins
Année : 1996
Réalisateur : Neil Jordan
Genre : historique
Nationalité : américain
Personnages : Michael Collins (Liam Neeson),
Kitty Kiernan (Julia Robert), Harry Boland (Aidan Quinn),
Eamon de Valera (Alan Rickerman), Ned Broy (Stephen Rea)


L'histoire : En 1916, l'Irlande est entièrement aux mains de l'empire britannique. A Dublin, un millier d'insurgés mal armés dont Michael Collins (né en 1890), Eamon de Valera (né en 1882) et Harry Boland se lancent à l'assaut des principaux bâtiments le matin du lundi de Pâques. La répression est immédiate et la punition se veut exemplaire : les chefs rebelles seront tous fusillés, il y aura seize exécutions capitales, 3 226 arrestations, 1 862 internements en Angleterre et au pays de Galles. La peine de mort de De Valera est commuée de par sa naissance en Amérique : l'Angleterre ne veut pas risquer de se mettre la nombreuse communauté des émigrés irlandais des Etats-Unis contre eux. Dès sa libération de prison, Michael Collins se met en tête d'organiser la résistance armée contre l'occupant anglais. Après la libération de De Valera , on assiste aux visions stratégiques contraires des deux hommes.

Ce film fait de Michael Collins alias The big Fella (le grand mec, tel est encore son surnom), un héros quasiment romantique de par la présence de Kitty, courtisée à la fois par Michael et Harry. La sortie du film fut très controversée en Irlande du Nord (à majorité protestante et ralliée à la couronne d'Angleterre) : les fonctionnaires du royaume britannique y sont décrits tels des tortionnaires nazis.

Scène anthologique : Comme on peut s'en douter, Michael Collins n'est pas mort dans son lit mais dans une embuscade en 1922. La touche personnelle du film ressort dans la scène de cette embuscade qui passe parallèlement à Kitty qui succombe à la tentation et s'achète une robe de mariée avec pour fond musical une chanson folklorique un peu mélancolique : comme s'il y avait quelque chose d'inéluctable. Le combat de Michael Collins pour son pays a été plus fort que sa vie sentimentale. Bien sûr, Kitty est probablement un personnage inventé de toute pièce.

Répliques anthologiques : Du point de vue de l'argot, ce film est riche dans la mesure où Collins a l'accent "red neck" (péquenot) de la région de Cork et son personnage est truculent à côté de De Valera, beaucoup plus pince-sans-rire si on en juge par la scène de l'évasion. De Valera a réussi à fournir à Collins un moule de la clef de la porte de derrière de la prison dans de la cire de bougie. Collins rencontre quelques problèmes...

  Collins : Two minutes to the next watch, Dev. [il insère la clef et CRAC !] Fuck's sake !
De Valera : Mind your language.
Collins : Dev, the bleedin' key broke.
De Valera : I'll try mine.
Collins : You can't. The keyhole's fucking jammed (bloqué)
De Valera : That's no excuse for obscenities. Maybe I can force it out...
Collins : Man, but you're blessed.

La suite de la scène, où Collins camoufle De Valera en prostituée pour passer "inaperçu", se trouve à l'article Tart.

Ce film est cité dans le dictionnaire pour les mots :